Contes et comptines à lire en ligne

La petite marchande d’allumettes, conte en ligne

la petite marchande d'allumettes, légende et conte.com

 La petite marchande d’allumettes, conte en ligne

Andersen

 Résumé : Une pauvre fillette essaye de vendre des allumettes le soir du Réveillon de Nouvel An. Il fait si froid qu’elle essaie de se réchauffer en craquant des allumettes. La faim et le froid lui donnent des visions dont la dernière, celle de sa grand-mère lui sera fatale. Le lendemain, on trouvera son petit corps gelé, adossé à un mur.

—————————–

Il faisait terriblement froid, la neige tombait en rafales et il faisait déjà sombre car le soir approchait : le soir du dernier jour de l’année. Par ce temps glacial, une petite fille, la tête et les pieds nus, marchait  dans l’obscurité. Lorsqu’elle avait quitté la maison elle avait des pantoufles, c’est vrai, mais elles étaient grandes, bien trop grandes pour elle, car elles avaient appartenu à sa mère et la pauvre petite les avait perdues quand elle avait couru pour éviter deux voitures qui roulaient très vite.  Elle les chercha et ne put en trouver une, quant à l’autre, c’est un méchant garçon qui l’emporta en se moquant et en disant qu’elle servirait de berceau à son enfant… quand il en aurait un !

Ainsi la petite fille marchait pieds nus qui étaient rouges et bleus de froid. Dans un vieux tablier elle avait plein de boîtes d’allumettes et elle gardait un paquet à la main. Personne ne lui avait rien acheté de toute la journée et personne ne lui avait donné le moindre penny.

Pauvre petite, elle grelottait de froid et de faim et avait si triste mine ! Elle était le parfait portrait de la misère !

Les flocons de neige tombaient sur ses longs cheveux blonds qui retombaient en boucles sur ses épaules, mais elle n’y pensait même pas. Les lumières brillaient aux fenêtres et le fumet des oies rôties lui parvint et elle se souvint que c’était la veille du jour de l’an. Elle se laissa tomber dans un coin, entre deux maisons et se recroquevilla. Elle ramena ses pieds sous elle, mais elle avait de plus en plus froid. Pourtant, elle n’osait pas rentrer à la maison car elle n’avait vendu aucune allumette et ne rapportait pas d’argent. Son père allait certainement la battre, d’ailleurs, il faisait aussi froid à la maison car ils n’avaient qu’un toit pour les protéger et quoique les plus grosses fentes eussent été bouchées avec de la paille et des chiffons il en restait encore par lesquelles le vent sifflait.

Maintenant, ses petites menottes étaient presque gelées. Oh! Une petite allumette leur ferait tellement de bien! Si seulement elle osait en prendre une dans le paquet, la frotter contre le mur et réchauffer ses doigts ! Elle en tira une du paquet : scritch ! Comme elle flamba ! Comme elle brûla ! C’était une flamme chaude et brillante comme une petite bougie qu’elle couvrit de ses mains. C’était vraiment une merveilleuse clarté! Il semblait à la petite fille qu’elle était assise devant un grand poêle en fonte avec des pieds en laiton poli et pinces et pelle.

Oh ! Comme le feu brûlait ! Il chauffait si bien que la petite étendit ses pieds pour les réchauffer aussi, mais la flamme s’éteignit : le poêle disparut et elle resta avec son allumette à moitié brûlée dans la main

Elle frotta une deuxième  allumette  sur le mur. Elle s’alluma aussitôt, et lorsqu’elle éclaira le mur, celui-ci devint aussi transparent qu’un voile et elle put voir l’intérieur de la pièce. La table était dressée, couverte d’une belle nappe blanche sur laquelle était posée de la vaisselle en porcelaine et au milieu, trônait une oie rôtie garnie de pommes et de pruneaux qui dégageait le plus délicieux des arômes. Mais ce qui fut encore plus merveilleux, c’est quand l’oie sauta de son plat, et, avec la fourchette et le couteau encore fichés dans sa poitrine et vint en se dandinant jusqu’à la pauvre fillette. Et ensuite, plus rien : la flamme s’éteignit et il n’y eut plus que le mur dur et froid devant elle.

Elle alluma une autre allumette et elle se trouva transportée auprès d’un magnifique sapin de Noël. Il était plus grand et bien plus joliment décoré que celui qu’elle avait vu à travers la porte vitrée d’un riche marchand. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies ainsi que des figurines colorées, comme celles qu’elle avait vues dans les vitrines. La fillette tendit ses mains vers elle mais l’allumette s’éteignit. Les lumières de l’arbre de Noël montèrent de plus en plus haut jusqu’à ce qu’elle les vit comme des étoiles dans le ciel. Elle vit alors une étoile tomber en laissant une longue trainée de feu derrière elle. « Quelqu’un est en train de mourir » murmura doucement la fillette, car sa grand-mère, la seule personne qui l’avait aimé et qui était morte, lui avait dit que chaque fois qu’une étoile tombait, une âme montait vers Dieu.

Une fois encore elle frotta une allumette et une fois encore la lumière l’entoura et dans le halo apparut sa chère grand-mère, lumineuse, radieuse, si douce et tendre et elle avait l’air si heureuse ! « Grand-mère !  s’écria la petite, Oh grand-mère emmène-moi avec toi. Je sais que tu partiras quand l’allumette s’éteindra. Toi aussi tu disparaitras comme le poêle si chaud, comme le magnifique repas de Nouvel An, comme le merveilleux sapin de Noël !»

Et craignant que sa grand-mère ne disparaisse, elle se dépêcha de frotter toutes les allumettes du paquet. Et les allumettes répandirent une lumière telle qu’on se serait crus en plein jour. Sa grand-mère n’avait jamais paru si grande et si belle. Elle prit sa petite-fille dans ses bras et elles s’envolèrent  heureuses,  montant de plus en plus haut, bien loin de la Terre, là où il n’y avait plus ni faim, ni froid, ni souffrances car elles étaient avec Dieu.

Mais le lendemain matin, la pauvre enfant était là, appuyée sur le mur, toute recroquevillée dans un coin avec des joues rouges et la bouche qui souriait : elle était morte de froid le dernier soir de l’An. Elle restait assise, raidie par le froid : elle tenait dans sa petite main gelée un paquet d’allumettes, toutes brûlées.

« Elle a essayé de se réchauffer, pauvre petite » disaient les gens.

Personne ne devina les magnifiques choses qu’elle avait vues ni de quelle merveilleuse manière la petite fille était entrée dans le la Nouvelle Année avec sa grand-mère.

FIN



<conte précédent                            conte suivant>

———————     

     Liste des contes      Liste des auteurs     Liste des thèmes

Retour à l’accueil

————————–

  Conçu et proposé par Anastasia Ortenzio, conteuse

___________________________________________________________________________________________________

PUBLICITE OU PAS DE PUBLICITE?

Malgré les nombreuses sollicitations, je n’insère aucune publicité dans legende-et-conte.com afin de le rendre agréable à lire. La seule publicité que je m’autorise est celle de mes livres. En les achetant, vous aidez à la recherche de contes, comptines etc., à la traduction de contes inédits et à leur transmission sur ce site. C’est un geste d’encouragement  pour mon travail. Vous pouvez les acheter chez le libraire, l’éditeur ou directement chez l’auteur

Livres de mythologie pour les enfants dès 5/6 ans  (idéal pour CP et niveau primaire):

J’ai conté et continue à conter ces mythes dans des classes de maternelle et de primaire. Les enfants en sont friands. Ils peuvent ensuite conter à leur tour en utilisant les marottes à découper en fin d’album.

Livres de contes

Merci de votre visite et de votre soutien


 

Incoming search terms:

8 Commentaires

  1. ho les gens c’est pas la marchande d’allumettes… C’est la petite fille aux allumettes !!

    • remarque très juste Romane, mais la petite marchande convient aussi… bonne soirée

  2. C’est le premier conte que j’ai lu enfant, je l’ai détesté car il m’a rendu triste, je l’ai détesté car j’aurais voulu la sauver. J’ai 30 ans et je pleure tout autant.

  3. J’avais le coeur en morceaux quand on mz lisais cette histoire quand j’étais petite fille maintenant j’ai 20 ans et ça me fend toujours le coeur. ???

  4. A chaque fois que je lis ce conte cela me brise le coeur!

    • Helàs de nos jours il y a encore tant de morts de la rue, tant de sdf! Ce conte n’en est pas un pour ceux qui n’ont aucun toit ni à manger, et ils sont nombreux, même en France! Alors, ne les oublions pas, surtout par les grands froids qui s’annoncent…

    • oui moi aussi

  5. je trouver que elle est bien

Vous avez votre mot à dire...

error: Ce contenu appartient à © Légende-et-conte.com Si cet article vous intéresse, vous pouvez reprendre un extrait sur votre site (une dizaine de lignes) en citant bien évidemment la source. Si vous souhaitez utiliser l’intégralité de l’article, merci de nous contacter.
Site Protection is enabled by using WP Site Protector from Exattosoft.com
%d blogueurs aiment cette page :